Crypto française : panorama complet des entreprises, cryptomonnaies et acteurs majeurs en France

La France occupe aujourd’hui une place singulière dans l’écosystème mondial des crypto-actifs et de la blockchain. Longtemps perçue comme prudente, voire restrictive, elle a progressivement construit un cadre réglementaire structuré, tout en voyant émerger un nombre croissant d’acteurs innovants. Startups crypto, entreprises blockchain, grandes sociétés industrielles, banques et institutions publiques participent désormais à l’essor d’une crypto française à la fois ambitieuse, encadrée et tournée vers l’international.
Cet article propose un panorama complet de la crypto française : les principales entreprises crypto monnaie en France, les entreprises blockchain françaises, les cryptomonnaies issues de projets français, l’implication des grands groupes, ainsi que les chiffres clés de l’adoption et de l’industrie Web3 dans l’Hexagone.
Qu’entend-on par « crypto française » ?
L’expression « crypto française » recouvre en réalité plusieurs réalités distinctes. Elle peut désigner une cryptomonnaie développée par une équipe française, une entreprise crypto ayant son siège social en France, ou encore une entreprise blockchain française dont l’activité repose sur des technologies de registre distribué sans nécessairement émettre de token.
Dans un premier cas, on parle de cryptomonnaies françaises lorsque le projet est historiquement porté par des fondateurs français, avec une part significative de la recherche, du développement ou de la gouvernance établie en France. Dans un second cas, l’expression renvoie aux entreprises crypto monnaie en France, c’est-à-dire des sociétés proposant des services liés aux crypto-actifs : plateformes d’échange, solutions de conservation, services de paiement, infrastructure de marché ou outils d’investissement.
Enfin, les entreprises blockchain françaises englobent un spectre plus large. Elles utilisent la blockchain comme technologie sous-jacente pour des cas d’usage variés : traçabilité, identité numérique, cloud décentralisé, finance, énergie ou logistique. Toutes ne sont pas directement liées aux cryptomonnaies, mais elles participent pleinement à l’écosystème Web3 français.
Liste des entreprises crypto et blockchain françaises
La France dispose aujourd’hui d’un écosystème particulièrement dense de startups et de scale-ups spécialisées dans les crypto-actifs et la blockchain. Ces entreprises couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, de la conservation sécurisée des actifs numériques à la finance décentralisée, en passant par les NFT, les paiements ou les services aux investisseurs institutionnels.
Tableau récapitulatif des entreprises crypto françaises
| Entreprise | Ville | Année de création | Domaine | Portée |
|---|---|---|---|---|
| Ledger | Paris | 2014 | Portefeuilles matériels | Internationale |
| Sorare | Paris | 2018 | NFT & gaming | Internationale |
| Coinhouse | Paris | 2014 | Courtage crypto | France / Europe |
| Kaiko | Paris | 2014 | Données de marché crypto | Internationale |
| Arianee | Paris | 2017 | NFT & traçabilité luxe | Internationale |
| PyratzLabs | Levallois | 2021 | Incubateur Web3 | Europe |
| Meria | Metz | 2017 | Investissement crypto & staking | Europe |
| Deskcoin | Metz | 2018 | Achat/vente de cryptos | France |
| Cometh | Paris | 2020 | Gaming Web3 & NFT | Internationale |
| Deblock | Paris | 2022 | Services financiers crypto | France |
| Finary | Paris | 2020 | Agrégation de patrimoine | Europe |
| Paymium | Paris | 2011 | Exchange Bitcoin | France |
| Stackinsat | Bidart | 2019 | Épargne Bitcoin | France |
| Flowdesk | Paris | 2020 | Market making crypto | Internationale |
| CoinShares Asset Management | Paris | 2013 | Gestion d’actifs numériques | Internationale |
Présentation détaillée des principales entreprises crypto françaises
Ledger est sans doute l’entreprise crypto française la plus connue à l’international. Fondée en 2014 à Paris, elle s’est imposée comme le leader mondial des portefeuilles matériels pour cryptomonnaies. Ses solutions de sécurisation sont utilisées par des millions d’utilisateurs particuliers et institutionnels à travers le monde, faisant de Ledger un pilier de la souveraineté numérique européenne.
Sorare a marqué l’histoire récente de la crypto française en devenant l’une des rares licornes du secteur. Sa plateforme de fantasy football basée sur des NFT permet aux utilisateurs d’acheter, d’échanger et d’utiliser des cartes numériques de joueurs sous licence officielle. Sorare illustre parfaitement la capacité des entreprises crypto françaises à conquérir un public mondial.
Coinhouse, anciennement La Maison du Bitcoin, est l’un des pionniers de l’écosystème français. Enregistrée PSAN auprès de l’AMF, l’entreprise s’est positionnée comme un acteur de confiance pour l’achat et la vente de crypto-actifs en France, avec une forte dimension pédagogique.
Kaiko s’adresse principalement aux investisseurs institutionnels. Spécialisée dans la fourniture de données de marché sur les cryptomonnaies, elle joue un rôle clé dans la professionnalisation du secteur, en apportant transparence, fiabilité et outils d’analyse avancés.
Arianee se distingue par son positionnement à l’intersection de la blockchain et du luxe. Sa technologie permet de créer des passeports numériques infalsifiables pour des produits haut de gamme, une innovation adoptée par de nombreuses maisons de luxe françaises et internationales.
Meria, fondée par Owen Simonin, s’est imposée comme une plateforme grand public d’investissement crypto, proposant notamment du staking et des solutions d’accès simplifiées aux actifs numériques.
Les initiatives crypto et blockchain des grandes entreprises françaises
L’écosystème de la crypto française ne repose pas uniquement sur les startups et les acteurs natifs du Web3. De nombreuses grandes entreprises françaises, issues de la banque, de l’industrie, de l’énergie ou du luxe, ont progressivement intégré la blockchain et les crypto-actifs dans leurs stratégies d’innovation. Ces initiatives contribuent à renforcer la crédibilité institutionnelle du secteur et à accélérer son adoption à grande échelle.
Banques et institutions financières françaises
Le secteur bancaire français figure parmi les plus actifs d’Europe en matière d’expérimentation blockchain. La Société Générale a été l’un des premiers grands groupes bancaires à s’engager concrètement via sa filiale SG Forge, créée en 2019. Cette entité est spécialisée dans l’émission et la gestion d’actifs numériques sur blockchain. En 2023, SG Forge a marqué une étape importante en lançant le premier stablecoin euro émis par une banque traditionnelle sur une blockchain publique, illustrant la convergence entre finance classique et crypto-actifs.
BNP Paribas s’est également positionnée très tôt sur le sujet, notamment avec sa plateforme NeoBonds, dédiée à l’émission d’obligations tokenisées sur blockchain privée. Cette solution a notamment permis à la Banque de France de participer à des opérations pilotes d’achat de titres tokenisés, démontrant la faisabilité technique et réglementaire de ces nouveaux instruments financiers.
D’autres groupes bancaires, comme le Crédit Agricole ou BPCE, ont mené des expérimentations sur des cas d’usage variés, allant des paiements interbancaires à la trade finance. La filiale Hexarq du groupe BPCE a d’ailleurs obtenu l’enregistrement PSAN afin de proposer à terme des services crypto conformes à la réglementation française.
La Banque Delubac & Cie s’est distinguée en devenant en 2022 la première banque française enregistrée PSAN, permettant à ses clients d’acheter, de vendre et de conserver des cryptomonnaies dans un cadre bancaire traditionnel.
Enfin, la Banque de France joue un rôle central dans l’innovation publique, avec plus d’une dizaine de projets pilotes menés entre 2020 et 2022 autour de la monnaie numérique de banque centrale (MNBC), en collaboration avec des acteurs privés français et européens.
Luxe, distribution et industrie
Le secteur du luxe français est l’un des plus avancés au monde dans l’adoption de la blockchain. En 2021, LVMH, Prada et Cartier ont lancé l’Aura Blockchain Consortium, une blockchain dédiée à l’authentification et à la traçabilité des produits de luxe. Chaque produit dispose d’un passeport numérique infalsifiable, renforçant la lutte contre la contrefaçon et améliorant la relation client.
Dans la grande distribution, Carrefour a été un pionnier mondial de l’usage de la blockchain pour la traçabilité alimentaire. Dès 2018, le groupe a déployé la solution IBM Food Trust pour suivre le parcours de produits comme les œufs, le poulet ou les tomates, du producteur jusqu’au consommateur.
Le groupe Casino a exploré plusieurs usages liés aux crypto-actifs, notamment en participant à la création du stablecoin LUGH, adossé à l’euro, en partenariat avec Coinhouse. Casino a également étudié l’intégration de la blockchain dans ses programmes de fidélité.
Dans l’industrie, Renault a déployé la blockchain pour assurer la conformité et la traçabilité de ses pièces détachées via le projet XCEED, développé avec plusieurs équipementiers et IBM. Airbus, de son côté, a réalisé plusieurs preuves de concept visant à sécuriser les informations liées aux matériaux et composants d’avions grâce à des passeports numériques sur blockchain.
Énergie et infrastructures
Le secteur de l’énergie français s’est également saisi des opportunités offertes par la blockchain. EDF a créé la filiale Exaion, spécialisée dans les solutions blockchain et le cloud haute performance. Exaion propose notamment des services de calcul et de staking éco-responsables, répondant aux enjeux environnementaux du secteur crypto.
Engie et d’autres acteurs énergétiques ont soutenu des projets expérimentaux autour de la gestion décentralisée des réseaux et de la certification des certificats verts. Des initiatives comme Voltalis ou Sunchain illustrent l’usage de blockchains privées pour certifier les économies d’énergie ou faciliter l’échange local d’électricité solaire.
Secteur public et administrations
Les administrations françaises jouent également un rôle structurant. Le Ministère de l’Économie a intégré dès 2019 une blockchain pour enregistrer les jalons du cycle de vie des titres financiers non cotés dans le cadre du projet DEEP. La Caisse des Dépôts, aux côtés de plusieurs régulateurs et grandes entreprises, a animé le consortium LaBChain afin de mutualiser les connaissances et les expérimentations blockchain au sein du secteur public.
Top 10 des cryptomonnaies françaises les plus capitalisées
Au-delà des entreprises, la crypto française s’illustre également par plusieurs projets de cryptomonnaies ayant acquis une reconnaissance internationale. Ces projets couvrent des domaines variés comme la finance décentralisée, le gaming, les infrastructures blockchain ou les stablecoins.
Tableau récapitulatif du top 10 des cryptomonnaies françaises
| Cryptomonnaie | Secteur | Capitalisation | Projet | Année de lancement | Portée |
|---|---|---|---|---|---|
| Morpho (MORPHO) | DeFi | 587 millions de dollars | Morpho Labs | 2022 | Internationale |
| Usual USD (USD0) | Stablecoin | 548 millions de dollars | Usual | 2024 | Europe |
| Tezos (XTZ) | Blockchain Layer 1 | 490 millions de dollars | Tezos | 2018 | Internationale |
| The Sandbox (SAND) | Metaverse & NFT | 313 millions de dollars | The Sandbox | 2020 | Internationale |
| Chiliz (CHZ) | Sport & fan tokens | 304 millions de dollars | Chiliz | 2019 | Internationale |
| EUR CoinVertible (EURCV) | Stablecoin euro | 77 millions de dollars | SG Forge | 2023 | Europe |
| Request (REQ) | Paiements | 75 millions de dollars | Request Network | 2017 | Internationale |
| iExec (RLC) | Cloud décentralisé | 49 millions de dollars | iExec | 2017 | Internationale |
| Velora (VLR) | DeFi / DEX aggregator | 6 millions de dollars | ParaSwap / Velora | 2020 | Internationale |
| Artrade (ATR) | NFT & art | 3 millions de dollars | Artrade | 2021 | Internationale |
Analyse détaillée des principales cryptomonnaies françaises
Morpho (MORPHO)
Morpho est un protocole de finance décentralisée spécialisé dans l’optimisation des marchés de prêts sur Ethereum et d’autres blockchains compatibles. Contrairement aux protocoles de lending traditionnels reposant sur des pools mutualisés, Morpho introduit des marchés isolés permettant de définir des paramètres spécifiques, tels que les garanties acceptées, les taux d’intérêt ou les durées de prêt. Cette architecture vise à améliorer l’efficacité du capital tout en réduisant certains risques systémiques.
Le token MORPHO est le token de gouvernance du protocole. Il permet à ses détenteurs de proposer et de voter des décisions structurantes concernant l’évolution de Morpho, comme l’ajout de nouveaux marchés ou l’ajustement des paramètres de risque.
Morpho figure parmi les cryptomonnaies françaises les plus capitalisées en raison de son origine. Le projet est porté par Morpho Labs, une startup parisienne fondée par Paul Frambot, Julien Thomas et Merlin Egalite, qui s’est imposée comme un acteur majeur de la DeFi institutionnelle.
Usual USD (USD0)
Usual USD est un stablecoin décentralisé adossé à des actifs du monde réel, principalement des bons du Trésor américain à court terme. Son objectif est de proposer une alternative transparente et intégrée à la DeFi aux stablecoins dominants du marché.
Le stablecoin USD0 est conçu pour être utilisé dans de nombreux protocoles DeFi. Les utilisateurs peuvent également convertir leurs USD0 en USD0++, une version stakée générant des rendements distribués sous forme du token de gouvernance USUAL.
Le projet Usual présente un fort ancrage français. Il a été cofondé par Pierre Person, ancien député français, et Adli Takkal Bataille, entrepreneur bien connu de l’écosystème crypto français, ce qui lui confère une place légitime parmi les cryptomonnaies françaises majeures.
Tezos (XTZ)
Tezos est une blockchain de couche 1 conçue pour héberger des applications décentralisées et des smart contracts. Elle se distingue par son mécanisme d’auto-amendement, qui permet au protocole d’évoluer sans recourir à des hard forks. Cette gouvernance on-chain favorise une évolution continue du réseau tout en limitant les divisions communautaires.
Son consensus repose sur le Liquid Proof-of-Stake (LPoS), un modèle économe en énergie qui permet aux détenteurs de XTZ de participer à la sécurisation du réseau par le biais du staking, appelé « baking » dans l’écosystème Tezos.
Tezos est souvent associée à la France en raison de son histoire. Le projet a été cofondé par Arthur Breitman, ingénieur français diplômé de l’École Polytechnique, et Kathleen Breitman. De plus, Nomadic Labs, l’un des principaux centres de recherche et développement du protocole, est basé à Paris et joue un rôle clé dans son évolution technique.
The Sandbox (SAND)
The Sandbox est un métavers bâti sur la blockchain Ethereum, permettant aux utilisateurs de créer, posséder et monétiser des expériences virtuelles. Grâce à des outils no-code comme Game Maker et VoxEdit, les créateurs peuvent concevoir des jeux, des objets numériques et des environnements 3D sans compétences techniques avancées.
Le token SAND joue un rôle central dans l’écosystème. Il est utilisé pour acheter des terrains virtuels (LAND), acquérir des objets numériques, participer à la gouvernance du projet et rémunérer les créateurs de contenu.
The Sandbox est considéré comme un projet français en raison de son origine. Il a été cofondé par Arthur Madrid et Sébastien Borget, deux entrepreneurs français, et dispose de bureaux en France, notamment à Paris, renforçant son lien avec l’écosystème tech français.
Chiliz (CHZ)
Chiliz est une blockchain spécialisée dans le sport et le divertissement, connue pour avoir popularisé les Fan Tokens. Ces tokens permettent aux supporters de participer à certaines décisions de leur club favori, tout en bénéficiant d’avantages exclusifs.
Le token CHZ sert de monnaie d’échange au sein de l’écosystème Chiliz, notamment sur la plateforme Socios.com, où les utilisateurs peuvent acquérir des Fan Tokens de clubs et d’organisations sportives internationales.
Chiliz est un projet d’origine française, fondé par Alexandre Dreyfus, entrepreneur français, ce qui explique son inclusion parmi les cryptomonnaies françaises les plus capitalisées.
EUR CoinVertible (EURCV)
L’EUR CoinVertible est un stablecoin centralisé adossé à l’euro, lancé en 2023 par SG Forge, la filiale dédiée aux actifs numériques du groupe Société Générale. Il est intégralement couvert par des réserves en euros détenues sur des comptes ségrégués.
Conçu principalement pour un usage institutionnel, l’EURCV vise à faciliter les règlements, la gestion de trésorerie et les transactions sur blockchain dans un cadre réglementé.
Son inclusion parmi les cryptomonnaies françaises s’explique par le fait qu’il est émis par l’une des principales banques françaises, via une filiale régulée opérant sous la supervision des autorités françaises et européennes.
Request (REQ)
Request est un protocole de paiement décentralisé destiné à simplifier la facturation et les paiements en cryptomonnaies. Il permet de créer, d’envoyer et de suivre des demandes de paiement de manière transparente, avec des fonctionnalités adaptées aux besoins des entreprises et des indépendants du Web3.
Le token REQ est utilisé pour payer les frais de transaction et accéder à certaines fonctionnalités avancées du protocole. Il joue également un rôle dans la gouvernance et le financement de l’écosystème.
Request est un projet français fondé par Christophe Lassuyt et Étienne Tatur. La société à l’origine du protocole est historiquement basée en France, ce qui en fait l’un des projets de paiement crypto les plus emblématiques de la crypto française.
iExec (RLC)
iExec est une infrastructure de cloud computing décentralisé spécialisée dans la confidentialité des données et le calcul sécurisé. Le protocole permet d’exécuter des applications dans des environnements de confiance, notamment grâce à des technologies comme Intel SGX.
Aujourd’hui, iExec se positionne comme une brique essentielle pour les applications d’intelligence artificielle et de DePIN, en combinant calcul distribué, protection des données et monétisation.
Le token RLC est utilisé pour accéder aux services du réseau, rémunérer les ressources de calcul et faciliter les interactions économiques au sein de l’écosystème. iExec est un projet français cofondé par Gilles Fedak, avec une entreprise basée à Lyon et une forte présence de talents français.
Velora (VLR)
Velora est un agrégateur d’exchanges décentralisés permettant d’optimiser les swaps de tokens en recherchant en temps réel les meilleures routes de liquidité sur plusieurs protocoles. Le projet repose sur une architecture multichaîne et orientée vers les ordres « intent-native ».
Le token VLR est issu du rebranding de ParaSwap. Il permet de participer à la gouvernance du protocole, de bénéficier de mécanismes de staking et d’aligner les incitations économiques des utilisateurs et des fournisseurs de liquidité.
Velora trouve sa place dans la crypto française par son origine : le projet a été fondé par Mounir Benchemled, entrepreneur français bien connu de l’écosystème DeFi.
Artrade (ATR)
Artrade est une marketplace spécialisée dans la vente d’objets d’art et de biens de luxe physiques, tels que des montres, des œuvres d’art ou des pièces en métaux précieux. Tous les produits proposés sont authentifiés et livrés à l’international.
Le token ATR est le token utilitaire de la plateforme. Il est utilisé comme moyen de paiement exclusif et donne accès à des avantages supplémentaires via un mécanisme de staking, incluant des réductions, une participation aux revenus et un pouvoir de gouvernance au sein de la DAO Artrade.
Artrade est un projet français cofondé par Paul Weibel et Gilles Boenish, avec un siège et une équipe principalement basés en France.
Les entreprises françaises ayant investi dans le Bitcoin et les cryptomonnaies
Si la détention de cryptomonnaies en trésorerie est encore marginale en France par rapport aux États-Unis, plusieurs entreprises françaises cotées ou non cotées ont néanmoins fait le choix d’exposer une partie de leur bilan aux crypto-actifs. Ces stratégies traduisent des approches variées : diversification de trésorerie, conviction technologique, repositionnement stratégique ou volonté d’anticiper l’évolution du système financier.
Tableau récapitulatif des entreprises françaises investies dans les cryptomonnaies
| Entreprise | Action | Secteur | Crypto détenues en trésorerie | Montant connu | Éligible au PEA |
|---|---|---|---|---|---|
| Sequans Communications S.A. | SQNS | Semi-conducteurs / IoT | Bitcoin (BTC) | 2 264 BTC | ❌ Non (NYSE) |
| Capital B | ALTBG.PA | Holding / investissement | Bitcoin (BTC) | 2 823 BTC | ✅ Oui (PEA classique) |
| TRACTIAL (ex-BD Multimedia) | ALBDM | Services numériques | Bitcoin (BTC) | 27 BTC | ✅ Oui (PEA-PME) |
| Crypto Blockchain Industries | ALCBI | Blockchain / Web3 | Bitcoin (BTC) | 4 BTC | ✅ Oui (PEA-PME) |
| Boostheat (via Bitcoin Hold France) | ALBOO | Énergie | Bitcoin (BTC) | 2,45 BTC | ✅ Oui (PEA-PME) |
| Ethero (ex-Entreparticuliers.com) | ALENT | Immobilier / finance | Ethereum (ETH) | 3 211 ETH | ✅ Oui (PEA-PME) |
| Acheter-Louer.fr (via ALFR Opportunity Invest) | ALALO | Marketing immobilier | Solana (SOL) | 15 564 SOL | ✅ Oui (PEA classique) |
⚠️ À noter : les entreprises éligibles au PEA le sont en tant qu’actions françaises ou européennes, et non du fait de leur exposition aux crypto-actifs.
Analyse détaillée des principales entreprises françaises investies dans les cryptomonnaies
Sequans Communications S.A.
Sequans Communications est une entreprise française spécialisée dans les semi-conducteurs pour l’Internet des objets (IoT), cotée au NYSE. Elle fait figure de pionnière en France en matière de détention de Bitcoin en trésorerie.
Avec 2 264 bitcoins détenus, Sequans adopte une stratégie de réserve de valeur assumée, proche de celle observée chez certaines entreprises technologiques américaines. Cette exposition significative positionne la société comme l’un des acteurs français les plus engagés financièrement dans le Bitcoin. En revanche, sa cotation aux États-Unis rend son action non éligible au PEA.
Capital B
Capital B est une holding d’investissement française cotée à Paris et éligible au PEA classique. L’entreprise s’est progressivement imposée comme l’un des principaux véhicules boursiers français offrant une exposition indirecte au Bitcoin.
Avec 2 823 bitcoins en trésorerie, Capital B figure parmi les entreprises françaises détenant le plus de BTC. Cette stratégie fait du Bitcoin un pilier central de sa politique d’allocation d’actifs, attirant des investisseurs cherchant une exposition crypto via un cadre réglementé et fiscalement avantageux.
TRACTIAL (ex-BD Multimedia)
Anciennement BD Multimedia, TRACTIAL est une entreprise française de services numériques cotée et éligible au PEA-PME. Elle a communiqué officiellement sur la détention de cryptomonnaies dans sa trésorerie.
TRACTIAL détient 27 bitcoins, ainsi que d’autres crypto-actifs, dans une logique de diversification financière et d’alignement stratégique avec l’économie numérique. Bien que les montants restent modestes comparés à d’autres acteurs, cette approche est assumée et régulièrement intégrée dans la communication financière de l’entreprise.
Crypto Blockchain Industries
Crypto Blockchain Industries est une société française positionnée sur le développement de projets Web3, NFT et métavers. Cotée et éligible au PEA-PME, elle détient des cryptomonnaies dans le cadre de son activité opérationnelle.
L’entreprise possède 4 bitcoins, ainsi que de l’Ethereum, utilisés à la fois comme réserve de trésorerie et comme outil fonctionnel pour ses projets blockchain. Cette double approche reflète la nature hybride de la société, à la fois opérateur Web3 et investisseur crypto.
Boostheat (via Bitcoin Hold France)
Historiquement active dans le secteur de l’énergie, Boostheat a opéré un virage stratégique en créant la filiale Bitcoin Hold France, dédiée à la détention de Bitcoin.
À travers cette structure, Boostheat détient 2,45 bitcoins. Bien que le montant reste limité, cette initiative marque une volonté claire de repositionnement stratégique autour des actifs numériques. L’action Boostheat est éligible au PEA-PME, ce qui en fait un véhicule accessible aux investisseurs particuliers français.
Ethero (ex-Entreparticuliers.com)
Ethero, anciennement Entreparticuliers.com, est une société cotée spécialisée dans l’immobilier et les services financiers. Contrairement à d’autres entreprises majoritairement exposées au Bitcoin, Ethero a fait le choix d’une exposition à l’Ethereum.
Avec 3 211 ETH détenus, l’entreprise se distingue par une stratégie orientée vers les infrastructures blockchain et les smart contracts. Cotée en France, Ethero est éligible au PEA-PME, offrant ainsi une exposition indirecte à Ethereum dans un cadre fiscal avantageux.
Acheter-Louer.fr (via ALFR Opportunity Invest)
Acheter-Louer.fr, groupe spécialisé dans le marketing immobilier, a investi dans les cryptomonnaies via sa filiale ALFR Opportunity Invest. Sa stratégie se démarque par une exposition à Solana, plutôt qu’au Bitcoin ou à l’Ethereum.
Avec 15 564 SOL détenus, Acheter-Louer.fr adopte une approche plus orientée vers les blockchains à haute performance et les usages applicatifs. L’entreprise est éligible au PEA, ce qui en fait un cas particulièrement intéressant pour les investisseurs souhaitant une exposition indirecte à Solana via les marchés traditionnels.
Chiffres clés de la crypto en France
Pour comprendre l’état réel de la crypto française, il est indispensable de s’appuyer sur des données fiables et institutionnelles. À ce titre, l’étude publiée en 2025 par l’ADAN (Association pour le Développement des Actifs Numériques) constitue aujourd’hui la référence en matière d’analyse de l’adoption des crypto-actifs et de l’industrie Web3 en France et en Europe.
Découvrez l’étude complète ici.
Intitulée « Web3 et Crypto en France et en Europe : vers une adoption durable et institutionnelle », cette étude est réalisée pour la quatrième année consécutive, en partenariat avec Deloitte et Ipsos.
Méthodologie de l’étude ADAN 2025
Le volet « adoption » repose sur une enquête menée en janvier 2025 auprès de 2 000 Français âgés de 18 ans et plus. Afin de comparer la France à ses voisins européens, des échantillons représentatifs d’environ 1 000 répondants ont également été constitués en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et, pour la première fois, en Belgique.
Le volet « industrie » s’appuie sur un questionnaire détaillé et des entretiens qualitatifs réalisés auprès de 82 entreprises françaises et européennes du Web3. Cette approche permet d’analyser les dynamiques de marché, l’accès au financement, les usages professionnels de la blockchain et les enjeux structurels, notamment réglementaires et bancaires.
Adoption des crypto-actifs par le grand public en France
Après trois années de progression continue, l’année 2024 marque une phase de stabilisation de l’adoption des crypto-actifs en France. Selon l’étude ADAN, 10 % des Français détiennent actuellement des cryptomonnaies. Cette stabilisation ne traduit pas un désintérêt, bien au contraire.
L’étude met en évidence un intérêt croissant du public, puisque 33 % des Français déclarent envisager d’acquérir des crypto-actifs en 2025, soit une hausse de 10 points par rapport à 2023. Cette dynamique confirme que la crypto française s’inscrit progressivement dans le paysage financier du grand public.
Les détenteurs de cryptomonnaies sont majoritairement des investisseurs diversifiés, combinant crypto-actifs et produits d’épargne traditionnels. Les usages se multiplient et dépassent désormais le simple cadre spéculatif : paiements, finance décentralisée, identité numérique et tokenisation suscitent un intérêt croissant.
L’étude souligne également l’émergence de nouveaux canaux d’accès. Des acteurs comme Revolut sont devenus des points d’entrée majeurs pour les particuliers, se positionnant comme la deuxième plateforme d’acquisition de crypto-actifs en France avec 24 % des utilisateurs.
La France face aux autres pays européens
Sur le plan européen, la France affiche un positionnement contrasté. Si le taux de détention est inférieur à celui du Royaume-Uni (19 %), des Pays-Bas (17 %) ou de la Belgique (17 %), l’Hexagone se distingue par la progression rapide de l’intérêt pour les cryptomonnaies, qui atteint 33 %, juste derrière l’Italie (37 %).
Cette situation traduit une adoption plus prudente, mais potentiellement plus durable, soutenue par un cadre réglementaire clair et une montée en puissance des usages professionnels et institutionnels.
État des lieux de l’industrie Web3 française
Malgré un contexte macroéconomique incertain, l’industrie Web3 française a fait preuve d’une forte résilience en 2024. Après un ralentissement observé en 2023, les entreprises repartent à la conquête des marchés internationaux.
Selon l’étude ADAN :
- 62 % des entreprises Web3 françaises opèrent à l’international
- 76 % prévoient d’embaucher en 2025
- 65 % ont déjà levé des fonds
À l’échelle européenne, l’industrie Web3 a levé 2,1 milliards d’euros en 2024, soit 21 % des financements mondiaux du secteur. Les États-Unis restent dominants, avec 4,6 milliards d’euros levés, représentant 47 % des investissements globaux.
L’entrée en vigueur du règlement MiCA en 2024 apporte une clarté réglementaire bienvenue, même si des défis persistent, notamment en matière de fiscalité et d’accès aux services bancaires pour les entreprises crypto.
Investir dans la crypto française : cadre réglementaire et plateformes conformes
L’un des points forts de la crypto française réside dans son cadre réglementaire. La France a été l’un des premiers pays européens à mettre en place un régime spécifique pour les prestataires de services sur actifs numériques, avec l’enregistrement PSAN auprès de l’AMF.
Ce cadre s’inscrit désormais dans une approche européenne harmonisée, portée par les règlements MiCA et MiFID, qui visent à renforcer la protection des investisseurs, la transparence des marchés et la stabilité financière.
Kraken, une porte d’entrée régulée vers la crypto française
Pour les particuliers comme pour les professionnels souhaitant investir dans la crypto française, le choix de la plateforme est déterminant. Kraken s’impose comme un acteur de référence grâce à un haut niveau de conformité réglementaire et de sécurité juridique.
Kraken est :
- régulée dans l’Union européenne,
- enregistrée en tant que PSAN auprès de l’AMF,
- conforme aux réglementations MiCA et MiFID,
- dotée d’une interface 100 % en français,
- accessible aux débutants tout en proposant des outils avancés pour les utilisateurs expérimentés.
Cette combinaison permet d’accéder aux crypto-actifs, y compris ceux issus de projets français, dans un environnement sécurisé, transparent et conforme au cadre légal européen.

Conclusion sur les crypto et entreprise crypto en France
La crypto française s’est progressivement imposée comme un écosystème mature, structuré et crédible à l’échelle européenne. Portée par des startups innovantes, des cryptomonnaies reconnues, l’implication croissante des grandes entreprises et un cadre réglementaire clair, la France joue désormais un rôle central dans le développement du Web3.
À mesure que l’adoption du grand public se stabilise et que les usages professionnels se diversifient, la crypto française apparaît moins comme un phénomène spéculatif que comme une composante durable de l’économie numérique. Pour les investisseurs et les entreprises, l’enjeu consiste désormais à s’inscrire dans cette dynamique en privilégiant des acteurs régulés, transparents et tournés vers l’avenir.
FAQ sur les entreprise et crypto Française
Qu’est-ce qu’une crypto française ?
Une crypto française peut désigner soit une cryptomonnaie développée par une équipe française, soit une entreprise crypto ou blockchain dont le siège et l’activité principale sont basés en France.
Quelles sont les principales entreprises crypto françaises ?
Parmi les plus connues figurent Ledger, Sorare, Morpho, Kaiko, Meria, ou encore Flowdesk, chacune couvrant un segment spécifique de l’écosystème.
Existe-t-il des cryptomonnaies françaises reconnues à l’international ?
Oui. Tezos, Morpho, The Sandbox, ou Chiliz sont des projets d’origine française bénéficiant d’une forte visibilité mondiale.
La France est-elle un pays favorable à la crypto ?
La France dispose d’un cadre réglementaire clair et structuré, ce qui favorise une adoption encadrée et institutionnelle, même si certains freins subsistent.
Peut-on investir légalement dans la crypto en France ?
Oui, à condition de passer par des plateformes conformes à la réglementation, enregistrées PSAN et respectant les exigences européennes.